15 octobre 2026
Le député Johns réclame un renforcement du financement fédéral de la santé et des mesures pour protéger le système de santé public.
Le porte-parole du NPD en matière de santé salue la prolongation du financement de 1,2 milliard de dollars, mais réclame des engagements permanents en matière de soins de santé et l'application de la Loi canadienne sur la santé
OTTAWA – Alors que les ministres de la Santé du fédéral, des provinces et des territoires se réunissent à Winnipeg, le porte-parole du NPD en matière de santé, Gord Johns (Courtenay–Alberni), exhorte le gouvernement libéral à renforcer et à protéger le système de santé publique du Canada grâce à des engagements de financement permanents et à une application rigoureuse de la Loi canadienne sur la santé.
Johns a salué l'annonce, faite mercredi, d'une prolongation d'un an et d'un montant de 1,2 milliard de dollars pour la santé mentale, les dépendances ainsi que les soins à domicile et en milieu communautaire, mais a souligné qu'un financement temporaire ne saurait remplacer un engagement fédéral durable.
Au cours des six derniers mois, M. Johns a exhorté à maintes reprises le gouvernement, à la Chambre des communes, à renouveler le financement destiné à la santé mentale, lequel devait prendre fin le 31 mars 2027. Il a averti que sa suppression menacerait les services essentiels, les emplois dans le secteur de la santé ainsi que l’accès aux soins pour les Canadiennes et Canadiens vulnérables.
« C’est une bonne nouvelle pour les patient·es, les familles et les prestataires de soins de santé qui étaient confrontés à l’incertitude », a déclaré M. Johns. « Les néo-démocrates réclamaient le renouvellement de ce financement, et je suis heureux de constater enfin des progrès. Toutefois, une prolongation d’un an ne suffit pas ; ces services essentiels ont besoin d’un financement stable et à long terme. »
Selon M. Johns, le défi de taille consiste à garantir un financement fédéral prévisible pour l’ensemble du système public de soins de santé du Canada. Lors de la période des questions du 8 octobre, il a exhorté le gouvernement à rétablir les hausses annuelles permanentes de 6 % du Transfert canadien en matière de santé et à appuyer la demande des premiers ministres provinciaux et territoriaux voulant qu’Ottawa prenne en charge 35 % des coûts des soins de santé des provinces et des territoires.
Selon les modalités actuelles, l’augmentation annuelle garantie du Transfert canadien en matière de santé passera de 5 % à un minimum de 3 % à compter de 2028-2029.
« Plus de six millions de Canadiennes et Canadiens n’ont pas de médecin de famille et les hôpitaux subissent une pression énorme », a déclaré M. Johns. « Les provinces et les territoires ont besoin d’un financement fédéral prévisible pour recruter des professionnel·les de la santé, élargir l’accès aux soins primaires et réduire les temps d’attente. Investir dans les soins de santé publics, c’est bâtir le pays. »
Johns a également appelé le gouvernement fédéral à défendre la Loi canadienne sur la santé contre l'expansion d'un système de santé à deux vitesses, en ciblant tout particulièrement le projet de loi 11 de l'Alberta, qui autorise les médecins à dispenser à la fois des services médicaux couverts par le régime public et des services payés par le·la patient·e.
« Le projet de loi 11 de l’Alberta permet aux patient·es fortuné·es d’accéder plus rapidement à des soins médicalement nécessaires, tandis que les autres doivent attendre », a déclaré M. Johns. « Ce n’est pas là la promesse de la Loi canadienne sur la santé. Les soins de santé doivent reposer sur les besoins, et non sur la capacité de payer ; le gouvernement fédéral a la responsabilité de défendre ce principe et de faire respecter la loi. »
Johns a averti que permettre au paiement privé de déterminer l’accès aux services médicalement nécessaires risque de saper les soins de santé universels et d’éloigner les rares professionnel·les de la santé du système public.