23 septembre 2026
Le NPD se joint aux travailleur·euses en grève et exhorte la Banque du Canada à retourner à la table des négociations
OTTAWA –Le Chef du NPD, Avi Lewis, accompagné de membres du caucus néo-démocrate, s’est rendu cet après-midi sur le piquet de grève de la section locale 71250 de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC), qui représente les agent·es de sécurité de la Banque du Canada en grève depuis plus de trois mois.
Le Conseil canadien des relations industrielles a conclu que la Banque avait enfreint à plusieurs reprises la législation interdisant le recours aux briseur·euses de grève en faisant appel à l’agence Pinkerton pour embaucher des travailleur·euses de remplacement.
« Il est scandaleux qu’à peine plus d’un an après l’entrée en vigueur de la loi interdisant le recours aux travailleur·euses de remplacement, la Banque du Canada ait embauché de tel·les travailleur·euses non pas une, mais deux fois », a déclaré Avi Lewis, Chef du NPD.
« L’ordonnance du Conseil canadien des relations industrielles était claire la première fois : le recours à des travailleur·euses de remplacement à la Banque du Canada contrevient à la loi et doit cesser. »
Les agent·es de sécurité s’étaient initialement mis en grève en juin pour réclamer, entre autres, de meilleures dispositions concernant les horaires de travail et les heures supplémentaires. Les travailleur·euses représenté·es par l’AFPC ont proposé de mettre fin au conflit par le biais d’un arbitrage indépendant, mais la Banque du Canada a refusé.
« Les agent·es de sécurité de la Banque du Canada sont fier·es de leur travail. Nous sommes des intervenant·es de première ligne dévoué·es qui assurent la sécurité de la Banque et de son personnel au quotidien. Et nous méritons le respect de notre employeur pour le travail que nous accomplissons. Nous sommes toujours là et nous restons uni·es », a déclaré Alex Silas, Vice-président exécutif national de l’AFPC et membre de la section locale 71250.
Le conflit à la Banque du Canada s’inscrit dans une tendance plus large de mépris des droits des travailleur·euses de la part de ce gouvernement fédéral, illustrée notamment par le dépôt, cette semaine, du projet de loi C-39, qui confère au Ministre de l’Emploi de vastes pouvoirs pour mettre fin aux grèves.
« Ça suffit! La Banque du Canada est l’une des institutions les plus importantes du pays. Elle devrait se comporter comme telle. Nos membres ont pleinement le droit d’exiger une entente équitable, et nous avons offert à la Banque une façon juste de régler les différends restants par le biais d’un arbitrage indépendant. La Banque a refusé. Pourquoi ? Qu’attend-elle exactement? »,a déclaré Ruth Lau-Macdonald, Première vice-présidente exécutive régionale, région de la capitale nationale.