27 mai 2026
Le NPD et les dirigeant·es syndicaux ·ales défendent le droit de grève avant le débat parlementaire
OTTAWA – Alors que le Premier ministre Carney envisage des changements importants au droit du travail canadien, les néo-démocrates et les dirigeant ·es syndicaux·ales se sont réuni·es aujourd’hui sur la Colline du Parlement pour défendre le droit de grève des travailleuses et travailleurs.
Avant le débat sur le projet de loi C-247, le projet de loi du NPD visant à abroger l’article 107 du Code canadien du travail, des dirigeant·es syndicaux·ales de partout au Canada se sont joint·es au Chef du NPD, Avi Lewis, et à la députée Leah Gazan, qui parraine le projet de loi, pour réclamer la fin des pouvoirs fédéraux de bris de grève.
Le gouvernement libéral a utilisé à maintes reprises l’article 107 pour mettre fin à des grèves légales, notamment chez Air Canada, Postes Canada, le CN et le CPKC Rail, ainsi que dans les ports de la Colombie-Britannique et du Québec.
Le débat d’aujourd’hui sur le projet de loi C-247 survient alors que le gouvernement fédéral conclut une série de consultations éclair sur les modifications potentielles au Code du travail, et quelques jours après que la Cour internationale de Justice a statué que le droit de grève est protégé par le droit international.
Lewis a averti que le Premier ministre Carney « devrait mener le combat politique le plus difficile de sa carrière » si son gouvernement tentait de restreindre – ou pire, d’abolir – le droit de grève des travailleuses et travailleurs.
Avant la conférence de presse, des dizaines de dirigeant·es et de sympathisant·es syndicaux·ales ont rejoint la réunion du caucus du NPD, où Lewis a réitéré le soutien de son Parti au mouvement syndical et s'est engagé à combattre le programme de privatisation, de compressions et de déréglementation des libéraux.
CITATIONS:
Avi Lewis, Chef du NPD du Canada, a déclaré :
« Notre pays n’appartient ni aux PDG, ni aux banquiers. Il appartient aux travailleuses et travailleurs qui l’ont bâti. Le droit de grève n’est pas un inconvénient, mais un droit fondamental à la vie en société libre. L’article 107 constitue un mépris flagrant des droits constitutionnels des travailleuses et travailleurs. J’appelle donc les député·es de tous les partis à se ranger du côté des travailleuses et travailleurs et à appuyer le projet de loi C-247. »
Leah Gazan, députée néo-démocrate de Winnipeg-Centre, a déclaré :
« J’ai déposé le projet de loi C-247 du NPD pour une raison simple : le droit de grève des travailleuses et travailleurs est un pilier de la démocratie, un droit confirmé par la Cour suprême du Canada et la Cour internationale de Justice des Nations Unies. Les libéraux doivent défendre le droit fondamental des travailleuses et travailleurs de faire grève pour obtenir des conditions équitables et abroger l’article 107 du Code canadien du travail. »
Siobhán Vipond, vice-présidente exécutive du Congrès du travail du Canada (CTC), a déclaré :
« La Cour suprême du Canada a tranché le débat : le droit de grève est un droit fondamental. Il ne s’agit pas d’un privilège et les gouvernements ne peuvent pas y renoncer lorsqu’il leur est gênant. Chaque fois qu’un gouvernement intervient dans une grève légale, il compromet la libre négociation collective et laisse entendre que les employeurs peuvent attendre une intervention politique au lieu de négocier une entente équitable. Le projet de loi C-247 est l’occasion de fixer des limites claires, de rétablir l’équilibre dans le processus de négociation et d’affirmer que les droits des travailleuses et travailleurs doivent être protégés, respectés et défendus. »
Jan Simpson, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des postes (STTP), a déclaré :
« Le projet de loi C-247 envoie un message sans équivoque : les droits constitutionnels des travailleuses et travailleurs ne sont pas négociables et ne peuvent en aucun cas être compromis. La liberté de négociation collective, garantie et protégée par la Charte, doit être respectée sans exception. Les travailleuses et travailleurs méritent la liberté fondamentale de négocier des conventions collectives justes et équitables, à l’abri de toute ingérence politique. »
Natasha Stea, présidente de la section locale 4901 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a déclaré :
« Défendre la voix des personnes sous-représentées n’est pas une menace pour la prospérité. C’est son fondement. Le Parlement a maintenant le choix : maintenir le statu quo et une loi injuste qui affaiblit la Charte, ou adopter le projet de loi C-247 pour abroger l’article 107 et réaffirmer fièrement nos valeurs, démontrant ainsi que l’équité est le fondement d’une économie florissante. »
Rob Ashton, ancien président de l'International Longshore and Warehouse Union (ILWU), a déclaré :
« Le recours à l'article 107 par le gouvernement autorise les employeurs à ne pas négocier avec les syndicats. Cela contribue à la détérioration des relations entre employeurs et employé·es dans les entreprises sous réglementation fédérale. »